Suivez-nous

Sante

Coronavirus : l’inflammabilité et les 4 autres infos importantes que vous devez savoir sur le gel hydroalcoolique

Publié

le

Gel hydroalcoolique

Depuis le début de la pandémie du Coronavirus, les mesures de prévention pleuvent. Les plus importantes concernent les masques, le lavage des mains et l’utilisation du gel hydroalcoolique.

Malheureusement, ces mesures sont interprétées par chacun à sa propre manière sans en connaître les véritables façons de les appliquer. Pire encore, les réseaux sociaux n’arrangent rien avec leur lot de fake news. D’où la nécessité de faire toute la lumière sur les gels hydroalcooliques en ces périodes où tout le monde se les arrache tels des petits pains. Voici donc 5 choses importantes à savoir sur les gels alcooliques.

 

1-Le gel hydroalcoolique est inflammable

La réponse est sans équivoque, les gels hydroalcooliques sont bel et bien inflammables. Ils contiennent en effet de l’alcool, donc rien d’étonnant. C’est le professeur Carignan du département de microbiologie et d’infectiologie de faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université de Sherbrooke (Québec) qui l’a affirmé dans « La Presse ». Mais le plus important, c’est de savoir si vous risquez de vous brûler les mains après en avoir utilisé et être entré en contact avec du feu.

Diverses histoires circulent sur les réseaux sociaux depuis des jours qui font état de ce genre de situations. En réalité, il est possible que vous vous brûliez si vous entrez en contact avec du feu après une utilisation récente du gel. Et le mot « récent » désigne moins de deux minutes ; c’est-à-dire que le gel n’a pas eu le temps de sécher dans vos mains. Mais tant que le gel a eu le temps de sécher, vous ne risquez plus rien, l’alcool inflammable présent sur vos mains s’étant dissipé. Donc les cuisiners et les fumeurs faites attention à vous.

Lire aussi :   Sextos et nudes : le jeu dangereux auquel s'adonnent les jeunes de nos jours

 

2- Son efficacité

Le gel hydroalcoolique est très utilisé et demandé depuis que le Coronavirus frappe. Mais il est important de savoir que le gel n’est pas un nettoyant mais plutôt un désinfectant. La nuance est lourde de sens.

Appliquer le gel hydroalcoolique sur vos mains permet de tuer les bactéries et virus présents sans les enlever. En effet, ils meurent mais restent présents sur vos mains. Ce qui nous amène donc à l’importance de ne pas remplacer le lavage des mains par une utilisation accrue du gel hydroalcoolique.

 

3- Le lavage des mains reste important

Le gel hydroalcoolique contient des produits chimiques corrosifs. Son application à outrance risque de causer des dommages bénins à votre peau. C’est pour cela que les experts conseillent de n’appliquer le gel que 3 fois par jour au plus. Le lavage des mains par contre doit être privilégié.

L’eau et le savon servent à la fois de désinfectant et de nettoyant. Ils tuent les microbes et les enlèvent en même temps. Il ne faut donc pas cesser de se laver les mains sous prétexte qu’on a du gel hydroalcoolique à portée de main.

 

4- Quel gel utiliser ?

Un point également très important que beaucoup n’ont pas cherché à maîtriser. Tous les gels ne sont pas forcément efficaces. Il m’est personnellement arrivé d’utiliser à certains endroits des gels hydroalcooliques qui semblaient plus être du lubrifiant alcoolisé qu’autre chose. D’où l’importance de bien choisir le gel.

Lire aussi :   Les réseaux sociaux, ont-ils un impact sur la confiance en soi ?

Selon les recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), il faut privilégier avant tout les produits hydroalcooliques portant la norme NF EN 14476, car “la référence à cette norme indique que le produit a fait l’objet de tests démontrant son activité sur des virus nus (donc sur des virus plus résistants que les virus enveloppés)”.

Également, il faut choisir les gels à base d’alcool éthylique (ou éthanol) ou d’alcool propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou d’alcool isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol) dont la concentration optimale est comprise entre 60% et 70%, ou à une concentration comprise entre 520 et 630 mg/g.

Toutes ces mentions sont faites sur les emballages. Si vous ne les voyez pas, c’est que vous êtes en présence d’un gel pas vraiment aux normes ou inefficace.

 

5- Les gels fait maison

En voilà une information des plus persistentes sur les réseaux sociaux. Bon nombre de personnes ont publié des recettes de gel hydroalcoolique fait maison. Sachez une chose, aucune ne vous sera utile. Même pas parce qu’elles sont fausses déjà mais d’abord et avant tout parce qu’on ne peut pas fabriquer un gel tranquillement chez soi. Plusieurs paramètres doivent être réunis et à moins que vous n’ayez un labo à la Iron Man chez vous, c’est impossible.

Lire aussi :   Comment devenir riche ?

C’est l’OMS qui a fourni la recette officielle pour fabriquer des gels hydroalcooliques chez soi. Dans son “guide de production locale des solutions hydroalcooliques”, elle indique qu’il faut ainsi trois ingrédients principaux : de l’éthanol (autrement dit de l’alcool), du peroxyde d’hydrogène et du glycérol, et éventuellement de l’eau distillée (ou de l’eau bouillante refroidie) pour l’élaboration de petites quantités. Vous pouvez acheter ces ingrédients au marché sans problème certes mais voici là où le bas blesse.

La préparation du gel nécessitera quelques précautions et savoir-faire, notamment en termes d’hygiène et de stérilité, et du matériel assez spécifique (béchers gradués, alcoomètre…). Certains matériels doivent même être isolés pendant 72h dans un endroit absolument propre. Bref comme je l’ai déjà dit, vous n’avez pas le labo d’Iron Man chez vous.

En réalité, l’OMS a sorti ce secret de fabrication pour les professionnels pharmaceutiques afin qu’eux les fabriquent pour led revendre moins chers.

 

Bien maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire et souvenez-vous, les gels hydroalcooliques ne remplacent aucunement un bon lavage des mains. Et pour bien se laver les mains, il faut frotter les deux paumes l’une contre l’autre, ensuite le dos de la main avec l’autre paume et vice versa, ensuite bien frotter les pouces (on les oublie toujours) et enfin les bouts des doigts et sous les ongles.

Pub

Facebook

Pour ne rien rater