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(DES)ESPOIRS DE LA MUSIQUE TOGOLAISE ?!!!


Disclamer : Il n’est pas question ici de parler de la beauté d’une œuvre mais plutôt de la touche identitaire manquante et de l’espoir vu ou placé en certains jeunes artistes qui nous ont émerveillé par leurs voix et qu’on espérait voir sur un chemin de  DIVAS.

 

Les deux sorties sont espacées d’un mois, RALYCIA et VICTOIRE BIAKU artistes de la chanson, ont la particularité d’avoir été révélées par des concours de musique. La première qui serait « en production sous BLUE DIAMOND » managée par FANGA MUSIC s’est illustrée avec « Toi et Moi » et l’autre sous le major UNIVERSAL MUSIC AFRICA avec « Bandit ». Vu leurs prestations aux différents concours auxquels elles ont participé, l’on remarque un placement dans des domaines plus ou moins inadéquats à leur registre. Pourquoi opter pour de la singerie musicale (dépouiller de toute originalité) pour des artistes qui pouvaient insuffler une nouvelle vie à la musique togolaise ? Questionnement !

On se permet encore d’aller regarder cette belle prestation de cette artiste vocaliste Live avant de chuter sur la sauce qu’Universal lui a préparé pour une présentation officielle !

Pourquoi les rendre tendancielles alors qu’elles peuvent devenir intemporelles ?

 

L’OBJECTIF, C’EST DE PASSER SUR TRACE OU LAISSER DES TRACES ?!

Comment la production gère la sortie des œuvres des artistes surtout des nouveaux talents sans expérience ?
Déjà il y a ce fait blessant selon lequel le temps d’attente pour activer le bouton démarrer sur leurs projets était déjà un supplice (les raisons de cette longue attente ne nous sont pas connues et d’ailleurs ce n’est pas le but de l’article). À la fin quand on décide de sortir tel morceau au détriment de l’autre à cause d’un nombre donné de raisons, le choix n’y est pas très souvent donné à l’artiste de refuser au risque de repousser encore l’échéance. C’est le propre de la production et il n’y a rien de pire pour un artiste que de se retrouver face à un « projet non rassurant ». Ces genres de chanson seraient-elles le choix de nos deux artistes ? Permettez-nous de douter !

QUE REMARQUE-T-ON QUAND ON ECOUTE LES DEUX PROJETS ?

Un déphasage et une non synchronisation entre l’artiste et la chanson. Les deux chansons sont des projets ou la personnalité physique de l’artiste fait office de merchandising pour des artistes qui se distinguent plus par le fond que la forme. Sont-elles au point pour ce voyage ? Je parlerai plus de VICTOIRE BIAKU. Si elle veut s’attaquer au terrain fétiche des artistes comme Blanche Bailly, Shan’l ou Daphné, elle serait obligée de se métamorphoser, de vendre plus le physique dans des accoutrements indécents que le contenu ou le fond de sa chanson. Déjà ses photos sur les réseaux ne lui conviennent pas vraiment et on sent du forcé au lieu d’être naturel ! (ndlr).

Les majors ont une force médiatique tellement puissante qu’il faut faire « un truc cool et simple » qui va plaire aux médias pour pouvoir les passer en boucle auprès du « Grand Public ». A-t-elle alors le choix pour un artiste qui n’a aucun soutien et qui est encore dans l’euphorie d’appartenir à une grande maison comme UNIVERSAL ? Elle veut faire ce qui marche au lieu de faire marcher quelque chose !

Ce côté où on sent en la chanson de VICTOIRE, une version douce de Shan’l, Blanche Bailly ou Daphné mais qui n’a pas cette carrure physique ou personnalité artistique.

 


Les deux artistes (VICTOIRE et RALYCIA) ont une belle performance Live qu’on pourrait exploiter mais cette musique qu’elles font les prépare à un public « plein de mélomanes mais vide de fans ». Ce public qui te prête ses yeux quand tu marches et les met en mode aveugle quand tu tombes. Oui, ce public qui ne consomme que ce qui marche, ce qui est tendance. Pour arriver à avoir une fan base solide, il faut souvent partir d’en bas. Collecter des gouttes d’eau pour en faire des rivières, UNIVERSAL est-il prêt à le faire pour notre vocaliste gagnante du concours The Voice ? À chacun de nous de répondre !

À quoi ça a servi d’aller à un concours à voix si c’est pour les placer dans un contexte mainstream ?

Nous avons connu et aimé une ou des artistes qui ont su exploiter leur voix en interprétant les grandes divas de la musique et c’est dans ce registre forcément qu’on aimerait les voir évoluer. Sur la table, on a sauté l’entrée depuis longtemps. Nous demeurons dans l’espoir d’avoir de la consistance comme plat. Nous avons besoin d’une digne représentante togolaise sur l’échiquier international.

LES ATOUTS ET RISQUES AVEC CETTE MUSIQUE !

Au finish, il parait évident que trouver des scènes ne serait pas un problème car le relationnel va compter. Leurs musiques se résument à ça ? Trouver des scènes et vivre de leur art, exemptées de toute créativité unique ? Retenez que jusqu’à présent, BELLA BELLOW est toujours d’actualité tandis qu’une certaine SENZA peine à se repositionner ; tout est dans l’identité et la touche unique de ta musique.

On privilégie avec cette manière d’agir l’écoute de l’œuvre une seule fois par plusieurs que l’écoute plusieurs fois par une personne. Après tout, le major s’en fout, si tu ne marches plus, on te jette comme une vieille chaussette pour faire de la place à celui qui est ‘‘Tendance’’ ; No pity in business !

La culture c’est tout ce qui nous reste quand on a tout perdu.

Les grandes maisons de production veulent-elle nous réaliser de nouvelles BELLA BELLOW au Togo ? L’hécatombe ne leur est pas demandée comme prix quand même mais la question triste est de savoir si c’est ça leur vœu ? Entre faire un artiste unique et surfer sur la tendance, lequel avantagerait mieux l’artiste ? Nous laissons planer CHICO pour d’amples informations !

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