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Jidenna prouve qu’il est le véritable « Classic Man »

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Le hitmaker de « Classic man » est en couverture du nouveau numéro du magazine Nigérian Guardain Life Magazine et il profite de l’occasion pour  partager sa vision des réalités qui divisent la communauté noire dans son ensemble. Pour ceux qui ne le savent pas, Jidenna est né d’un père Igbo et d’une mère américaine, il a vu le jour aux USA mais a passé son enfance au Nigéria avant de se réinstaller aux USA avec sa famille. D’ailleurs, son nom Jidenna signifie « s’accrocher au Père (DIEU) » dans la langue de son père. Néanmoins, il embrasse son identité noire en totalité. Une identité noire Africaine mais aussi noire Américaine. Il explique tout dans son interview pour la sortie de son nouvel album « 85 to Africa » et du message qui y est transmis.

 

Racines

Mes sept premières années ont été passées à Enugu, au Nigéria, avant de m’installer aux États-Unis, ce qui signifie que j’y ai d’abord appris toutes les choses essentielles. Cela signifie que j’ai appris à parler anglais ici en premier, j’ai appris à marcher ici, mes expressions faciales viennent d’ici, j’ai acquis la sagesse de mes oncles et tantes ici, alors quand je suis arrivé aux États-Unis, tout ce que j’avais vu était du point de vue nigérian ou au travers d’un objectif africain plus large.

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Identité

Beaucoup d’Africains sont mal éduqués en Afrique aussi, simplement parce que vous êtes africain ne signifie pas que vous connaissez l’histoire africaine traditionnelle. La plupart des gens ne savent que ce qui leur a été fourni par un système éducatif colonisé.

Union

Il est important d’être correctement éduqué, car non seulement nous [les Africains] ne connaissons pas l’histoire africaine, nous ne connaissons pas l’histoire des Noirs américains, ni les luttes et les sacrifices qu’ils ont consentis pour que les Noirs puissent avoir partout des droits. Le sentiment de ne pas être acceptés, de ne pas avoir de pays que vous appelez chez vous  ni drapeau ni terre, et que les Africains disent que vous n’êtes pas africain, ça leur fait mal.

Racisme et Le Choix de Rester en Afrique

Ça a été une révélation d’être mis au dehors à un tel niveau de succès par des racistes extrémistes qui menaçaient même la vie de mon producteur juste avant ma tournée aux États-Unis et  puis j’ai commencé à faire des concerts en Afrique. Je me disais « oublie ça » , je ne veux pas y retourner (États-Unis) et Donald Trump étant président, j’ai décidé de rester sur le continent (africain).

J’ai décidé de rester ici sur le continent et j’ai vécu entre quelques pays pendant six mois. J’ai commencé au Nigéria, puis j’ai vécu quelque temps en Afrique du Sud avant de passer au Swaziland, au Mozambique et en Namibie. Ces six mois sur le continent ont contribué à façonner l’album qui est devenu  » 85 to Africa ».

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Fierté

Je veux que les gens soient fiers d’être d’ascendance africaine partout dans le monde. L’album est vraiment une bande-son de musique noire globale sans frontières, sans tribu si vous voulez. Je veux que les gens sachent que partout où vous allez en tant que descendant d’Afrique, vous vous sentiez chez vous au milieu d’autres descendants d’Afrique.

Je veux que les Noirs d’Amérique viennent à Lagos et se sentent en famille et que les habitants de Dar Es Salaam puissent se rendre en Russie et s’ils y voient une communauté africaine d’un autre pays, qu’ils se sentent chez eux.

Un message retentissant en accord avec les problèmes sociaux du moment comme les attaques xénophobes qui surviennent en Afrique du Sud actuellement.

 

Source : bellanaijastyle.com

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