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Histoires Vécues

Les chroniques d’Amé: Piégé, je découvris qu’il avait l’intention d’en épouser une autre après 4 années de relation à distance

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LES CHRONIQUE D'AMÉ
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Recueilli et publié par Amé Océane CODJIA

Bonjour chers lecteurs !

Mon histoire est l’une des expériences les plus choquantes de toute ma vie. Tout ce que j’ai pu ressenti en découvrant que l’homme que j’aimais et avec qui je pensais finir ma vie n’en avait rien à faire de moi.

J’avais rencontré Rufin au cours d’une soirée organisée par des collègues. Ce fut le coup de foudre. Durant toute la soirée, nous n’avions pas arrêté de nous jeter des regards. A la fin, il se rapprocha de moi et pris mon numéro de téléphone. Quelques semaines après, il devait partir en voyage dans la sous-région pour des raisons professionnelles car il y avait été muté.

Nous avions gardé le contact et échangions quotidiennement. Je savais que quelque chose s’apprêtait à naître car il était attentionné et très disponible pour moi. Deux semaines après, il me fit venir dans son pays d’accueil. Ce fut les congés les plus mémorables de ma vie.

Au cours de ce séjour, il me demanda de devenir sa femme, chose que j’acceptai avec bonheur. Les mois suivants furent pour consolider notre relation. Nous faisions des plans pour demain, où habiter, comment, bref, nous étions un jeune couple parti pour se marier et construire un foyer.

Rufin devait en avoir pour deux ans de mission dans ce pays mais il fut maintenu plus longtemps.

Pendant la troisième année, les choses se mirent à changer. Mon amour était devenu subitement et sans raison très distant. S’il répondait à mes messages, c’était par simple politesse et lorsque je lui en posais la question, il me disait que je me faisais des films et que tout allait bien.

Je me nourris de cet espoir jusqu’à la quatrième année. Pendant toutes ces années, il avait mis en avant des difficultés financières qui ne lui permettaient pas de rentrer au pays ou de me faire aller le voir. Je proposai de m’offrir moi-même le voyage :

– « N’importe quoi, jamais je ne permettrai à ma future femme de dépenser un iota pour ces genres de choses. Je suis l’homme et mon rôle est d’assumer. Bébé ne t’inquiète de rien. Tu as déjà tenu quatre bonnes années alors tiens-toi bien car je rentrerai bientôt et ce sera pour la vie entière ».

Il me servait cette excuse dorée à chaque fois. Et le pire est que j’y croyais car Rufin semblait être un homme responsable et très focalisé sur les objectifs. Il parlait de vite fonder notre foyer et d’avoir nos enfants. Chaque mois, il jouait parfaitement à son rôle de fiancé en prenant en charge toutes les dépenses de ma vie. Il aimait le faire et jamais je ne le lui avais rappelé. Nous étions un couple à part entière. La seule chose qui nous manquait, c’était la proximité.

J’avais réussi ces quatre années de relation à distance, les quatre plus longues années de toute ma vie. Nos familles se connaissaient mais quelques rares amis avaient connaissance de notre relation car Rufin et moi étions très discrets. J’évitais d’étaler ma relation afin de la protéger car la distance la rendait déjà assez fragile.

J’avais conscience que loin de moi, Rufin serait tenté par de jolies femmes. Je ne rêvais pas. Il était très bel homme et son poste n’était pas des moindres. Il avait lancé au pays un plan immobilier qui lui prenait la majeure partie de ses revenus alors lorsqu’il disait ne pas avoir assez d’argent pour mes vacances, je le croyais. Avec mes économies, j’achetais pour nous des ustensiles de cuisine, rideaux, draps de lit, bref tout ce qui pouvait-être contribution d’une bonne épouse. Je nous voyais déjà aménager ensemble et décorer notre maison…

En réalité, Rufin semblait tellement sérieux et stricte sur les principes que je pensais avoir de la chance de l’avoir comme futur époux. J’avais hâte que finisse sa mission pour enfin l’épouser. J’étais heureuse à souhait.
Mon amour devait rentrer au pays dans 2 mois mais contre toute attente, il m’informa qu’il ne le pourrait plus car ils avaient augmenté la durée de sa mission d’une année et demie encore. Je fondis en larmes et lui fis une crise au téléphone. Il s’empressa de raccrocher et ne me rappela plus. Le lendemain il me sermonna.

  • Tu ne peux aspirer à devenir ma femme et ne pas comprendre les choses basiques. Nous avons besoin que je travaille pour finir la maison alors cela devrait te réjouir que je reste à mon poste quelques temps encore.
  • Mais chéri, tu me manques, quatre bonnes années à t’attendre, je ne t’ai vu qu’une fois et là je ne sais si je te reverrai encore avant longtemps. Notre relation m’inquiète à souhait. Tu me manques, penses-tu juste à cela ?
  • J’imagine bien et c’est réciproque mais le travail avant tout. Tu dois me soutenir et non me décourager avec ces enfantillages. J’espérais mieux de ta part.
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Rufin avait toujours réussi à me faire culpabiliser et comme d’habitude, je lui présentai des excuses et finis par accepter les choses. J’insistai pour aller le voir mais il s’y opposa catégoriquement, promettant de rentrer lui-même dès que possible.
Je souffrais en silence mais je l’aimais et y croyais vraiment.

Une nuit blanche à réfléchir qui se solda par l’envie et l’idée de vérifier si vraiment Rufin n’était pas en train de me jouer un sal jeu. Dès le matin, je me fis acheter une nouvelle carte Sim, téléchargea whatsapp, copia la photo d’une femme que je trouvai belle et à son goût et la mise en profil.

Le premier message partit de là.

Je me présentai à lui comme une connaissance, rencontrée au pays au cours d’un diner et qu’il m’avait tellement marqué que j’avais cherché son numéro et lui écris pour sympathiser. Au début il parut un peu sur ses gardes mais je lui présentai mon nouveau personnage, belle, sexy, rassurante et coquine et il baissa la garde le même soir. Je me lançai dans une série de questions, s’il avait quelqu’un dans sa vie ? NON catégorique.

  • Mais un beau mec comme toi sans femme, c’est faux. Tu es l’idéal de toute femme, lui avais-je répondu.
  • Tu devrais me croire, je n’ai absolument personne dans ma vie. D’ailleurs si tu veux je n’ai pas encore fait de ma vie de couple une priorité. La femme de ma vie pourrait-être toi, qui sait ? Je ne crois pas au hasard et tu es juste parfaite pour moi alors…

Je lisais mon homme, me reniant parfaitement et flirtant avec une nouvelle fille.
Dans la confidence, Rufin me parla de sa vie amoureuse, ses aventures à ne point finir, et la plus spectaculaire qui fut d’être tombé sur une « fille fontaine ». Je le mis tellement en confiance qu’il ne se douta pas une seconde que la personne derrière le téléphone aurait pu être de mauvaise foi ou moi. Je ne le reconnaissais même plus.

Cet homme chrétien et très pieux, à cheval sur les principes, qui n’osait même pas aborder le sujet « sexe » avec moi mais qui se défoulait ainsi avec une parfaite étrangère… J’étais si choquée que je posai le téléphone et n’y toucha plus jusqu’au lendemain. Je pleurai une grosse partie de la nuit puis décidai d’aller jusqu’au bout de ce que j’avais commencé, quitte à mettre fin à la relation après.

Je continuai à attiser la flamme, à lui envoyer des photos sexy des parties du corps de la femme. Des photos que je copiais sur internet et sur lesquelles on n’identifiait pas le visage de la personne… Il en bavait mais ce à quoi je ne m’attendais pas, fut le clou. Rufin me demanda si cela ne m’intéressait pas d’aller le retrouver pour une semaine de vacances. Il prenait tout en charge, transport, hébergement, tout.

  • Tu es super belle et je n’ai pas envie de continuer à discuter avec toi par téléphone. Je peux t’envoyer un billet si tu veux dès demain. On pourra faire plus connaissance.
  • Je vais y penser lui avais-je répondu.

De l’autre main, sur mon téléphone normal, je lui écrivais au même moment et recevais des réponses sèches, dépourvues de tout sentiment. Je me sentis bête, idiote et sans valeur à ses yeux. Comment pouvait-il faire cela ? Nous venions de boucler 4 années de relation, et durant ces quatre années je me faisais des films toute seule. Jamais il n’avait été l’homme de ma vie. Jamais. Je me rendais compte que je n’avais eu d’homme de toute ma vie. Rufin avait été formel, il n’avait absolument personne dans sa vie et se permettait quelques galipettes de temps en temps avec d’autres filles qui n’avaient pas plus de valeur que ça. Il s’amusait à essayer de gagner la confiance de cette nouvelle fille qui s’intéressait à lui et pour cause, elle était vraiment belle.

Je fis durer le suspense sur quelques mois. Me faisant passer pour qui je n’étais pas pour comprendre le sens de ma relation avec celui que j’aimais. J’avais vraiment mal mais je supportais car je cherchais des réponses.
J’étais certaine qu’il avait vraiment mordu pour cette fille que je n’étais pas car il se confiait entièrement à elle, lui parlait de ses déboires au boulot, de ses rêves et lui avais même montré le plan de sa maison en construction. Il lui proposa une visite guidée car la maison serait terminée sous peu et si elle le souhaitait, elle pourrait aménager avec lui…

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Un matin, Rufin informa cette fille qu’il souhaitait qu’elle fasse la connaissance de sa famille et lui de la sienne.

  • J’ai parlé de toi à mes frères. Ce serait sympa de les rencontrer, je suis certain qu’ils t’adoreront dans ma famille.

Je connaissais bien sa famille pourtant alors que devrais-je comprendre lorsque mon homme présentait sa nouvelle conquête à ses mêmes frères. Il semblait si sérieux envers cette fille que je compris qu’il en tombait amoureux sans même la voir. L’attention qu’il lui avait porté en quelques mois dépassait de million tout ce qu’il m’avait déjà donné en quatre années de relation.

Dès que la fille exposait un petit problème de rien du tout, il se proposait de l’aider et même financièrement alors qu’à côté il me refusait tout et donnait comme excuse la construction de sa maison.

Les jours d’après, sur le faux profil, je reçus des messages d’Arthur son grand-frère qui sembla super heureux de me faire ma connaissance.

  • Rufin t’apprécie énormément il ne jure que par toi. Il nous presse de faire ta connaissance et pour la première fois de la vie de notre frère, il parle mariage. Il a raison, tu es vraiment belle et il dit aussi que tu es douce et a bon cœur. Prends-soin de notre frère il le mérite…

Je lisais Arthur qui semblait être un allié jadis les larmes aux yeux. Je n’en croyais pas mes yeux. Ma gorge se noua… Je décidai alors de mettre fin à ce jeu et d’avouer toute la vérité à Rufin. Je savais que c’aurait été la fin de tout mais il me dégoutait tellement.

Le jour-où je pris mon courage à deux mains pour tout lui avouer, Rufin m’informa avant même que je n’eus le temps de parler qu’il comprenait que je (cette fille fictive) sois très prise par mon boulot au point de ne pouvoir accepter sa demande à le rejoindre là-bas et qu’il avait pris un billet spécialement pour venir passer le week-end avec moi (elle).

A moi-même il n’avait rien dit. Rufin rentrait spécialement pour une autre femme sous mes yeux.

  • Je tiens vraiment à te présenter à ma famille avant de repartir. Nous échangeons depuis quelques mois déjà et je ne souhaite pas m’amuser avec toi, lui disait-il.

Avec moi oui il s’était amusé durant quatre années. Je ne sais pas ce qu’il lui trouvait à cette fille mais il en était littéralement fou. Jamais je n’avais vu Rufin aussi décidé même au début de notre relation.

  • Je te verrai quand Rufin ? Lui avais-je demandé sur mon vrai profil. Sèchement il me répondit :
  • Je ne sais pas encore. J’ai énormément de travail …

Pourtant le lendemain son vol atterrissait vers 16H00 au pays. Déboussolée, je sortis enfin de mon silence et racontai tout en larmes à ma sœur puis à ma mère. Elle reçut un choc lorsqu’elle lut les échanges de mon homme avec cette étrangère. J’avais supporté et joué ce jeux pendant trois mois pratiquement, au jour le jour, avec beaucoup de patience et de douleur mais j’avais besoin de le mettre devant ses responsabilités.

Jouer à ce jeu fut difficile car j’avais dû être pragmatique pour éviter de lui parler au téléphone de peur qu’il ne reconnaisse ma vraie voix ou alors des fois, je lui laissais des audios avec un mouchoir autour de l’appareil… Les appels vidéos j’étais contre. J’avais honte de le faire mais je ne pouvais non plus m’arrêter là.

  • J’irai l’attendre à l’aéroport demain maman.
  • Il n’en est pas question, cet homme ne te mérite pas du tout. Et sa famille n’en vaut pas la peine non plus.
  • Maman j’ai besoin de le voir en face maman. Qu’il sache que je suis au courant de tout son plan machiavélique.
  • Qu’il n’avait affaire à aucune autre femme et qu’il s’agissait de moi.
  • Je t’y accompagne ma sœur, répondit ma grande sœur en colère. Cet homme est un malade.

Dans le véhicule de ma sœur, je tremblais de rage et de tristesse. Je me sentais perdue car j’étais plus que certaine que ma relation allait officiellement se terminer dans quelques heures. Avant d’embarquer, Rufin avait chanté tout son amour à cette fille qui n’existait que dans sa tête et qui était un faux profil créé par moi pour le piéger. Il lui avait dit :

« J’ai hâte de te prendre dans mes bras mon amour, … ». A moi-même, il n’avait absolument pas laissé de message ce jour-là.

Je réalisais qu’il ne m’avait pas vraiment aimé et était sans doute resté avec moi par pitié peut-être… Ma douleur était si profonde. Je tournais et retournais le téléphone dans ma main. Le plan était que cette fille allait le récupérer à l’aéroport et ils iraient directement chez elle dans son appartement qui n’existait d’ailleurs pas. Tout ça n’était que le fruit de mon imagination. Et lui y croyait et en était si heureux. Pour cela, il ne fit venir aucun membre de sa famille pour l’accueillir…

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Lorsque qu’on annonça l’arrivée du vol, mon cœur fit un bond. J’avais une boule dans le ventre. Incapable de tenir en place, ma sœur m’attrapa la main en signe de réconfort.

  • Tout ira bien sœurette. Il te faut fermer cette page en beauté. Alors prends ton courage à deux mains et affronte ce mécréant une fois pour de bon.

Je me tenais à l’écart, regardant sortir les passagers et je le vis arriver plus beau que dans mes souvenirs, tellement bien habillé…
Tout ça pour une autre. Il la chercha du regard et ne la trouvant pas, sortit son téléphone sans doute pour la contacter. Ma sœur sentant mon hésitation, me poussa doucement dans le dos.

  • Vas-y.

Je marchai lentement vers lui, il avait le dos tourné. Je lui touchai l’épaule et il se retourna puis me découvrant il sursauta. Il jeta un regard autour de lui ne comprenant toujours pas ce qu’il se passait.

  • C’est elle que tu recherches n’est-ce pas Rufin ? (En lui montrant la photo de la fille du faux profil). Tu es rentré pour une autre alors que tu m’as fait t’attendre durant quatre années de ma vie ? Elle n’existe pas cette fille Rufin, c’était juste moi tout ce temps derrière ce téléphone, à découvrir qui tu as été durant ces années, ta famille et qui j’étais pour toi.

Pendant que je parlais, il garda la tête baissée, incapable de soutenir mon regard. Ma sœur se rapprocha et lui balança :

  • Tu t’es foutu d’une famille toute entière. Tu n’es même pas digne d’être appelé homme. Tu me fais honte. Petite-sœur, partons, nous n’avons plus rien à faire ici.

Je laissai trainer mon regard sur lui, les yeux remplis de larmes, le visage mouillé… Cet homme je l’aimais tellement…

Son image resta figée dans ma tête. Comment le laisser partir avec tout ce que je ressentais pour lui ? Malgré tout le mal qu’il m’avait fait je l’aimais toujours autant et c’était le plus dur.

Je tombai malade de douleur dès le lendemain. Le soir-là déjà dès mon retour, ma sœur récupéra la carte sim fictive et la brisa en morceau. Elle réinitialisa le téléphone et effaça toute trace de ce passé récent. Mais tout était encore si frais dans ma tête. J’avais mal à souhait et espérait au fond de moi qu’il me présente des excuses ou me demande pardon.

Perdre quatre années de sa vie ainsi, et perdre l’homme en qui on avait mis toute sa confiance, c’était cruel. Je ne le souhaitais à personne.

Chaque jour, j’espérais un message de lui mais rien. Le week-end passa et il repartit sans doute vers sa destination en silence. Je frôlai la dépression. Me sentant inutile, rejetée, bafouée… Pourquoi n’avait-il juste pas eu le courage de me dire que tout était fini entre nous ? Je l’aurais mieux supporté pourtant. J’avais encore plus mal et mon état inquiétait mes parents.

Mon père décida que je l’accompagne hors du pays pour un voyage d’affaires. Je finis par accepter. Je savais qu’il le faisait pour m’aider à passer à autre chose mais …

Je fis 5 jours en Espagne avec papa. Là-bas, je rencontrai des jeunes sympathiques, des enfants d’amis à mon père. Parler avec eux, sortir m’amuser, me fit énormément du bien. J’étais toujours blessée mais j’apprenais à renaître de mes cendres petit-à -petit.

Ma relation avec Rufin s’arrêta ainsi. Plus de nouvelles, plus de message. Je le voyais connecté sans message, je ne lui en envoyai pas non plus. L’oublier fut dur, très difficile. Je mis pratiquement deux autres années à faire cette lutte et fort heureusement avec l’aide de ma famille.

Jamais il n’avait essayé de s’expliquer. Rufin n’essaya absolument rien. Jamais. Chacun pris juste sa route et ce jusqu’à ce jour.

Récemment, j’ai rencontré un homme, une belle personne mais la peur est toujours si grande. Connait-on vraiment la personne avec qui on est ? Tous les jours est une lutte pour retrouver confiance en moi. Depuis cette histoire, je me sens moins belle, moins valeureuse. J’ai toujours l’impression de ne pas en faire assez ou trop peu… Tout a changé en moi…

 

Recueilli et publié par Amé Océane CODJIA

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