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Analyse

Ne boycottez pas les lives twerk de Noah Lunsi même s’ils dévalorisent la femme

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Live - discussion couple - Noah lunsi
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Depuis quelques mois, le comédien et chanteur Noah Lunsi est à la mode sur Instagram grâce à des directs qu’il organise les nuits appelés « Noheezy Show ». Directs lors desquels, des femmes sont invitées à twerker en live pour le plaisir des yeux de Noah et des fans qui suivent le live. Cependant, un mouvement prônant le boycott de ces directs commence à se créer sur le net. Alors nous avons tenu à vous expliquer pourquoi ce boycott serait largement inutile et contre-productif.

Emmanuelle Keita tête de file du mouvement anti live twerk de Noah Lunsi

C’est l’actrice ivoirienne Emmanuelle Keita qui se veut défenseuse absolue des femmes et prône un boycott des lives de Noah Lunsi à travers un post sur sa page Facebook tout en invitant les femmes à cesser de s’y présenter ; elle qui s’est déjà illustrée en critiquant Suspect 95 comme étant un homme qui humilie les femmes dans ses chansons. Et plusieurs personnes sur les réseaux sociaux réclament également cela face à la recrudescence du phénomène. Des femmes européennes mais aussi ivoiriennes, togolaises, gabonaises … y participent entre autres.

Rappelons que le twerk est une danse largement popularisée par l’industrie musicale américaine qui a pour meneuses, Cardi B et Nicki Minaj. La danse consiste surtout à secouer ses fesses tout en se déhanchant de manière sexy.

Même si le twerk est très prisé par les femmes (soit par suivisme, mode, envie de se sentir désirée ou simple plaisir) et très apprécié par les hommes pour des raisons évidentes (rires) ; il va de soi que faire des lives sur Instagram où les femmes twerkent devant des milliers de spectateurs juste pour le fun est plutôt dévalorisant pour elles. Cela les chosifie et les transforme en instrument de plaisir ; personne ne conseillerait à sa fille d’aller faire cela.

Ce ne sont pas des danseuses professionnelles qui sont invitées dans le live de Noah Lunsi contre rémunération, ce sont des jeunes femmes (majeures) qui le font simplement sans retour financier et de leur plein gré. Alors pourquoi le font-elles ? Telle devrait être la question à se poser, plutôt que de se précipiter dans une campagne de moralisation.

La contre-productivité du boycott des lives twerk

La seule chose importante à retenir dans cette affaire, c’est que les femmes qui twerkent dans les lives de Noah Lunsi, le font par choix. Elles sont libres de le faire. Ce sont elles qui appellent pour faire le live, personne ne les force. Alors si une jeune femme ne peut pas elle-même comprendre que twerker devant des milliers de gens pour le fun est dévalorisant pour elle, ce n’est pas une campagne de boycott qui y changera quelque chose. Et ça beaucoup l’ont compris et précisé sous les posts de ceux qui lancent les mouvements de boycott.

Au contraire, cette campagne ne ferait qu’apporter une médiatisation de plus au concept de Noah Lunsi. Et les fans viendront encore en masse pour le suivre ou le découvrir. Et le problème que l’on voulait résoudre deviendrait plus grave et répandu encore. La preuve, Noah Lunsi a profité déjà des critiques d’Emmanuelle Keita pour lancer un concept de Miss Noheezy Show, qui consistera à élire la meilleure twerkeuse par pays en commençant par … la Côte d’Ivoire.

Pensez-vous que Noah Lunsi inviterait sa propre fille à faire ces lives twerks ?

Posons-nous les bonnes questions.

Sensibilisation et non boycott ou moralisation

Il faudrait plutôt lancer une campagne de sensibilisation si cela nous tient vraiment à cœur. Expliquer à nos sœurs ce que le live twerk a de dégradant et d’inutile est largement plus bénéfique que d’apporter une visibilité gratuite à Noah Lunsi. N’essayons pas de les empêcher de faire ce qu’elles veulent (elles sont libres), mais plutôt de leur faire prendre conscience des conséquences de leurs actes.

Cessons de vouloir mettre le monde entier dans un même moule. Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils ne font de mal à personne. Elles twerkent, c’est avec nos fesses elles le font ? Si elles cessaient de twerker, cela donnerait-il automatiquement le respect à toutes les femmes du monde ? Faire cesser ces lives n’arrêtera pas l’envie de twerker chez ces femmes sur leurs propres fils d’actualité.

Il faut défendre les gens qui en ont vraiment besoin. Ces femmes qui twerkent en live ne veulent pas que vous veniez les moraliser ou les défendre. Si vous tenez vraiment à les aider, ouvrez leur les yeux d’une autre manière. Même si nous arrivions à faire cesser ces lives de Noah Lunsi, l’être humain étant ce qu’il est, trouvera le moyen de recommencer d’autres lives twerk ailleurs. Et il y a même pire que des lives twerk sur les réseaux sociaux. Alors menons les combats utiles, allons aider les orphelins, les sans-abris ou les femmes battues, car eux en ont vraiment besoin et sensibilisons simplement nos jeunes sœurs pour qu’elles prennent conscience de leurs actes.

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