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Mariage posthume : ce qu’il faut savoir sur cette pratique qui gagne du terrain en Afrique

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Un mariage posthume est un mariage qui intervient après la mort de l’un des époux. La personne qui le contracte devient immédiatement veuve lorsque le mariage est prononcé.

En Afrique et dans d’autres contrées du monde, il n’est pas rare de voir des hommes payer la dot de leur défunte conjointe. Si ce fait semble anormal voir choquant, il a tout son sens. Alors pourquoi impose-t-on la dot au cadavre d’une femme ?

La célébration d’une union entre une personne vivante et l’autre morte est ancrée dans les traditions africaines telles que la Côte d’Ivoire, le Congo et le Ghana. En effet, selon la tradition, la société voudrait qu’un homme qui a eu une liaison avec une femme et qui a vécu avec elle en concubinage verse la dot de sa défunte conjointe qu’il n’a pas pu honorer par le mariage de son vivant.

Célébrer un mariage avec une concubine défunte consiste, en Afrique, à verser la somme équivalente de la dot en espèce pour compenser le déshonneur causé à cette dernière. Monnaie dans bon nombre de pays africains, cette pratique dérange certains qui estiment que l’union entre un vivant et une morte ne relève pas de la normalité.

Selon Gurney, un jeune Congolais,

« il est judicieux de réaliser la dot pour ne pas avoir à se soumettre à ce genre de pratique, car ne peut être victime que celui qui n’est pas reconnu manifestement par sa belle-famille comme gendre. Le plus souvent, c’est une amende de dédommagement pour mariage officieux et aussi pour bénéficier de quelques rituels de protection, même si certaines ethnies en abusent ».

Le montant à verser pour la dot posthume varierait entre quatre cent mille et sept cent mille FCFA, voire plus, selon les informations. Le gain l’emporte souvent sur le chagrin et les modalités diffèrent suivant les ethnies ou les classes sociales des familles concernées. Dans les faits, la somme à verser pour la dot est démesurément élevée que celle fixée par la loi. Un véritable frein auquel se heurtent les jeunes hommes aspirant à officialiser leur union.

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Même si le mariage posthume n’est pas très fréquent en Afrique, En France, le mariage posthume est autorisé par la loi.

En France, cette pratique consiste bien à célébrer un mariage entre un vivant et un défunt. Il est autorisé en France dans le Code Civil, par l’article 171.

 « Le Président de la République peut, pour des motifs graves, autoriser la célébration du mariage en cas de décès de l’un des futurs époux, dès lors qu’une réunion suffisante de faits établit sans équivoque son consentement. Dans ce cas, les effets du mariage remontent à la date du jour précédant celui du décès de l’époux », stipule l’article.

L’époux survivant peut alors être considéré comme veuf ou veuve et porter le nom du conjoint décédé. Financièrement, il peut prétendre au versement de la pension de réversion, de l’assurance veuvage et du capital décès. Si le conjoint est décédé par homicide, il peut poursuivre le meurtrier et prétendre à des dommages-intérêts.

En revanche, en l’absence de testament, le mariage posthume n’accorde aucun droit de succession à l’époux survivant. Une tradition chinoise va encore plus loin, avec les mariages fantômes. Deux personnes décédées peuvent être mariées et enterrées ensemble ! Dans cette culture qui considère le célibat comme une malédiction, le mariage fantôme est censé attirer la bonne fortune.

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