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Histoires Vécues

Pendant tout ce temps, il voyageait pour mettre enceinte son épouse et avec mon argent il prenait soin de sa famille

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enceinte épouse

Recueilli et publié par Amé Océane CODJIA

Bonjour chers lecteurs.

Je fais partie de ces personnes qui pensaient que tout le mal qui nous arrivait nous arrivait parce que nous le méritions mais l’expérience m’a fait comprendre que non. J’ai vécu la pire histoire de toute ma vie mais  aujourd’hui j’ai compris.

Je pleure parce que je n’ai vraiment rien vu venir pourtant je jurais sur tous les toits que l’homme qui se ficherait de ma gueule n’était pas encore né. Je critiquais mes copines qui se faisaient marcher dessus dans leurs couples ou foyers. J’avais la chance d’être jeune et célibataire, financièrement stable et très belle. Je me voyais au-dessus de tous et disait que l’homme de ma vie serait le meilleur… « L’homme de ma vie, serait le meilleur… (Paroles de regret) ».

Si l’on m’avait dit que j’aurais fait venir cet homme en Europe, l’aurait hébergé et supporté pendant pratiquement huit longues années et qu’il aurait pu être capable de me briser autant, j’allais tuer.

Mais le résumé de mon témoignage, le voici.

Coiffeuse, je m’étais installée en Europe depuis presque 12 années grâce à  mes parents décidèrent d’y venir. Je n’avais que 14 ans et j’avais connu Brice à mes 26 ans, par le biais d’amis communs mais surtout sur les réseaux sociaux.

Je n’avais vraiment pas l’habitude d’accorder de la crédibilité à ces genres de rencontres où un homme sorti de nulle part vous chante à longueur de journée son amour mais Brice avait réussi à captiver toute mon attention. D’abord parce que c’était un très bel homme et secundo parce qu’il semblait assez discret et professionnel sur les réseaux sociaux. Nous venions de deux pays différents.

Lorsque je fis sa connaissance, il me parla de son travail de commercial, des difficultés liées à la conjoncture et tout le reste, je fus la première à lui proposer de venir s’installer en Europe. J’étais si emballée que je ne me rendue même pas compte du peu de temps que nous venions de faire ensemble. J’étais bêtement tombée amoureuse de cet homme connu sur les réseaux sociaux.

Il ne m’avait jamais rien demandé lors de mon premier voyage dans son  pays. Je lui avais préparé une valise entière d’effets juste par amour. J’avais claqué mes billets pour lui et avant de revenir je lui avais laissé un pactole pour ses besoins. Il n’avait absolument rien demandé mais voyant sa situation, je voulais l’aider à être à l’aise. J’y croyais encore plus car nous avions décidé lors de ce séjour de nous marier après 3 mois. Je devais revenir uniquement pour ce mariage et ainsi nous aurions entamé les démarches pour son installation en Europe. Lors de ce voyage, je fis la connaissance de sa famille. Ils avaient été un peu réticents au départ mais je me dis qu’ils se méfiaient d’une fille étrangère.

J’avais absolument tout, deux salons de coiffure, une maison, tout. J’étais simplement heureuse d’avoir enfin rencontré l’homme de ma vie. Nous nous entendions sur absolument tout et jamais il n’y avait eu de différents entre nous.

Les trois mois après, notre mariage fut célébré au pays, précédé d’une petite et discrète cérémonie de dot car je n’aimais pas les tapages inutiles et étant donné que je n’avais pas pu déplacer ma grande famille pour cette cérémonie, j’avais juste quelques parents à moi.  Je me disais qu’une fois en Europe, nous allions refaire la cérémonie comme cela se devait.  J’attendis mon mari  dont l’installation en Europe fut programmée pour la fin d’année. Je comptais les jours, impatiente de vivre enfin une vraie vie de couple.

Je m’entendais plus ou moins  avec les membres de la famille de Brice. Sa mère et ses tantes par contre semblaient m’adorer. Je comprendrai plus tard que c’était parce que je leur faisais beaucoup de cadeaux. Ils étaient tous reconnaissant pour ce que je faisais dans la vie de leur fils mais en réalité j’étais très gênée par cette marque de reconnaissance car je le faisais par amour.

Lorsque Brice s’installa chez moi, ce fut la lune de miel et le mariage parfait. Mon rêve était de vite remplir notre maison de bébé et je le lui disais souvent.

  • Ça viendra, ne t’inquiète de rien, chaque chose en son temps.

Sauf qu’après 2 ans de vie de couple, je n’eus que des fausses couches, trois au total qui me laissèrent brisée. Je me disais que je n’étais pas faite pour être maman car je n’arrivais même pas à porter et protéger un bébé. J’étais mal et abattue, je ne sortais presque plus avec mes copines, je m’étais détachée de tout ce beau monde. Tout ce qui comptait, c’était Brice et mes entreprises.

Les années passaient et après une thérapie, je finis par me résoudre à continuer de vivre. L’année d’après, Brice décida de rentrer au pays. Il voulait revoir la famille et me demandait de rester à la maison. Pourtant, je voulais l’accompagner.

  • Repose-toi un tout petit peu amour, de plus je ne veux plus que les gens te posent des questions sur tes fausses couches, tu connais mes tantes et maman… Tu n’es pas habituée à notre culture. Ne prends aucun risque. Je vais prendre suffisamment de sous sur moi car tu te rappelles le projet immobilier dont on avait parlé n’est-ce pas ? Je vais aller dessus. Nous allons acheter notre maison et la mettre en location chérie.

Je lui donnai raison plus le feu vert et acceptai de rester et de l’attendre. Il partit la semaine suivante. Nous étions dans notre troisième année de vie de couple. Mon mari rentra à la maison après deux mois pratiquement de vacances. Je l’accueilli en face amoureuse, impatiente de retrouver son homme sans même soupçonner qu’il était parti au pays avec le quart de ce que nous avions sur son compte bancaire pour aller doter la mère de sa fille de 3ans et demi et lancer un projet immobilier au nom de cette dernière.

Je n’aurais pas pu imaginer cela un seul instant car cet homme était le plus merveilleux de tous. Jamais je n’avais lu un comportement gauche ou des manières déplacées chez lui, absolument rien. A son retour, je le sentis encore plus proche de moi, il me parlait de recommencer nos traitements pour faire ce bébé que je désirais tant mais une année et deux après, le résultat fut encore nul, je n’étais pas tombée enceinte cette fois-ci. Nous venions de finir 5 années de mariage et mon mari venait de m’annoncer qu’il rentrerait une fois encore au pays pour voir l’avancement des travaux de notre maison.

Sans oublier le fait qu’à la fin de chaque mois, il envoyait une somme conséquente que je retirais moi-même et lui remettais, au pays pour les travaux de rénovation. Cet argent, je le  puisait sur mon compte mais tout ce qu’il arrivait à épargner était des paies de petits jobs étant donné qu’il n’avait pas encore trouvé un travail comme il le souhaitait. Bref c’était ce qu’il me disait et comme je gagnais suffisamment, je ne m’en souciait point et lui faisais aveuglement confiance.

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Mon mari rentra une seconde fois au pays pour une semaine. Cette fois-ci, à son retour, je sentis un gros changement en lui. Il n’osait plus me regarder dans les yeux, il fuyait mon regard et à la limite, évitait de me croiser dans la maison. Je finis par lui demander pourquoi ce comportement mais il me fit comprendre qu’il avait juste mal de ne pouvoir faire de moi une mère.

  • Si cela se trouve, je suis la cause de ton état pourquoi pas.

Je le vis culpabiliser et cela me brisa encore plus le cœur car ni lui ni moi n’étions Dieu. Mais en réalité, si Brice était ainsi, c’était parce que pendant son retour au pays,  il avait profité pour mettre enceinte la femme qu’il y avait dotée. Un second enfant était né et il devait s’y rendre pour connaître son fils. Le premier enfant était une fille.

Il avait tellement su tout cacher que je ne vis rien venir.

Au cours de la sixième année, je finis par me résoudre au fait que je ne pouvais pas être maman car les médecins disaient que tout allait pourtant bien mais que bizarrement mon utérus rejetait les fœtus. Je me voyais maudite. Moi qui critiquais les autres femmes, qui disaient que ne pas avoir d’enfant alors qu’on a tout fait comme cela se devait, c’était simplement parce que de par le passé on a dû offenser la nature avec un avortement…

Voilà que je me retrouvais dans la même situation alors que jamais je n’avais commis ce crime de toute ma vie.

Ce fut l’occasion de vraiment me remettre en cause. J’avais trop longtemps regardé les autres de haut, j’avais été trop égoïste et imbue de ma personne. Je me voyais trop parfaite trop belle et trop différente. Je ne me voyais pas accepter les avances de n’importe quel homme. Celles qui avaient des problèmes, c’étaient les autres, pas moi… Je m’étais juste trompée sur toute la ligne. Je découvrais tous les jours que je n’étais simplement pas mieux que les autres et leur faire face était devenu une véritable corvée car la honte était mon partage.

Mes copines me demandaient tout le temps si mon mari n’était pas en manque d’enfant, si notre couple n’avait pas un plus sérieux problème. Je n’osais plus sortir, aller en public, aller en famille. Je restais chez moi cloitrée entre quatre murs ou dans mes salons, cachée dans mes bureaux. J’avais vraiment tout sauf un enfant, j’avais selon moi l’homme parfait mais lui aussi, j’allais le perdre car il m’avait menti sur toute la ligne.

Dans notre septième année, mon mari trouva enfin un travail à son goût. Recruté dans une grosse agence de Marketing digital, il avait un très bon salaire, de ce qu’il m’avait dit…  Je m’étais dite qu’il allait pouvoir prendre la relève au niveau des charges et tout le reste mais à ma grande surprise, monsieur ne changea rien. Je continuais de payer les dépenses de la maison et lorsque je lui en parlais, il me disait être en train de monter un bon business au pays dans lequel il investissait car ce business était l’opportunité du siècle.

J’apprendrai plus tard que ce business n’était que la société de communication qu’il créait au pays pour sa femme… Il aimait vraiment cette femme et pas moi car il avait été capable de vider mon compte bancaire pour construire une maison au nom de cette dernière et de ses enfants…

Au cours de cette septième année, ses voyages devinrent très très fréquents. Je trouvais cela très bizarre car pour quelqu’un qui venait de commencer un nouveau contrat de travail, il aurait été plus judicieux de finir une année réglementaire. En réalité, mon mari n’avait jamais été embauché dans aucune entreprise.

Il s’était avec certains de ses amis lancé dans la vente de véhicules de luxe vers l’Afrique et l’activité était plus que juteuse… Pourtant il sortait tous les matins et me faisait croire qu’il partait au bureau et j’avais tellement confiance en lui que jamais je n’avais pu douter de ce fait.

La huitième année, mon mari m’avait informé qu’il avait été licencié pour mauvaise conduite mais que dans la réalité c’était un abus de confiance pour placer un ressortissant français à sa place.

J’en fus très meurtrie et lui proposai même que nous prenions un avocat mais il s’y opposa catégoriquement. La semaine d’après, il prit un vol pour le pays une fois encore et cette fois-ci, il ne rentra pas. Il venait de faire 5 mois au lieu des deux initialement prévus.

Je l’appelais nuit et jour, lui laissais des messages pour comprendre pourquoi cette longue absence mais c’était à peine si il répondait. Il trouvait toujours des excuses. Une nuit, alors que j’insistai encore, on finit par décrocher le téléphone et j’entendis la voix d’un petit enfant dire Allo à plusieurs reprises puis j’entendis une femme l’appeler et demander qu’il arrête de s’amuser avec le téléphone de son papa.

Je reçus une décharge électrique. Tout mon corps se paralysa sur place. J’essayai de me convaincre d’avoir mal entendu et relançai l’appel mais cette-fois-ci, la ligne sonna inaccessible. Mes yeux se remplirent de larmes, ma respiration devint séquentielle, mon corps se sentit faible, je restai assise dans le canapé jusqu’au petit matin, essayant de joindre le numéro de mon mai en vain. Je passai une nuit blanche.

Au petit matin, je me remis à appeler le numéro en vain. J’avais de la température, mon monde s’écroulait. J’appelai sa mère et quelques membres de sa famille mais ces derniers me répondirent timidement et très vaguement.

  • Brice, il est là oui ? Mais appelle –le ou bien ? Tu ne peux chercher ton mari ainsi non ? Vous avez un problème ?

Je n’osais pas leur expliquer ce qui m’arrivait de peur d’être la risée de tous car malgré leur gentillesse apparente envers moi, nous n’avions pas été si proches que ça. Pour dire vrai, lorsque je l’avais épousé, j’avais insisté pour que nous nous éloignions de tout regard indiscret. J’avais mis mon couple en autarcie, j’étais très inaccessible à tous, sauf aux membres de ma famille mais là encore il fallait voir.

Je me retrouvai sans personne pour m’aider, personne pour m’écouter, personne pour me dire réellement ce qui se passait.

Vers 15h, je reçus un appel du pays, un numéro que je ne connaissais pas. Croyant pouvoir parler enfin à mon époux, je sautai sur l’appareil mais au bout du fil, ce fut une voix féminine.

  • Oui allo, bonsoir. C’est vous qui avez appelé mon mari cette nuit ?
  • Votre mari ? Mais à qui ai-je l’honneur ? Qui est au bout du fil ?
  • Vous aviez essayé de le joindre cette nuit et plusieurs autres fois également. J’aimerais vous demander d’arrêter de nous harceler s’il vous plait. Brice est bel et bien marié. Il vit avec nos deux enfants et moi alors je vous prie d’arrêter ce jeu dégueulasse et indigne de vous… (Puis elle raccrocha…).
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Je fondis en larmes, impuissante et perturbée car je ne comprenais toujours rien. Ma vie venait de s’écrouler, tout partait en fumée. Cet homme avec qui je venais de passer huit bonnes années de ma vie, à qui je remettais toutes mes économies sans aucune crainte, qui m’avait juré être en train de construire une maison pour nous…

Je restai enfermée dans ma chambre pendant des jours et trouvant un peu de force, je décidai d’aller dans son pays et de tout tirer au clair. Aujourd’hui, je regrette d’y avoir remis pieds.

Lorsque j’arrivai, je me dirigeai directement dans la maison familiale de mon mari. Ma belle-mère était assise au salon, la maison avait été rénovée et on y rajoutait un niveau. Elle tiqua et demanda à sa domestique de ramener les deux enfants avec lesquelles elle s’amusait,  dans la chambre. Le garçon était la copie conforme de mon mari. Je reçus un second choc, mais pris courage et saluai ma belle-mère qui me répondit très froidement.

  • On ne savait pas que tu venais, pourquoi n’avoir rien dit ? Ton mari est-il informé de ta venue ?
  • Non maman, je suis rentrée à l’improviste, c’est une surprise.
  • Ah bon ? Répondit-elle perplexe puis ajouta sans même me souhaiter la bienvenue :
  • Brice n’est pas là, je ne sais pas s’il passera par ici non plus mais appelle-le voir.

Je n’eus pas besoin d’appeler, on venait de sonner au portail et la nounou était allée ouvrir. Je vis rentrer dans la cours, mon mari qui ne se doutait même pas de ma présence là et tenait cette femme par la main. Ils avaient aussi des sacs de courses en main, ils venaient du supermarché et passaient récupérer les enfants avant de rentrer chez eux. J’entendis les enfants crier Papa, papa, et courir dans leurs bras avec tout plein de questions. Mes larmes coulaient, je voulais juste mourir sur place.

Lorsque Brice posa les yeux sur moi, il demanda à sa mère avec rage :

  • Qu’est-ce que cela signifie maman ?
  • A qui poses-tu la question ? Puis elle se leva et accompagnée de la femme de mon mari avec qui elle avait l’air de bien s’entendre, elle disparut dans la maison avec les enfants.

La gorge nouée, souffle coupé, je finis par trouver la force de demander à Brice ce que signifiait tout ceci.

  • Tu as une famille ? Une femme et deux enfants ? Tu n’avais donc plus l’intention de rentrer à la maison ? C’est ainsi que tu me remercies Brice ? Toutes ces fausses couches, et ton soutien, ce n’était alors que du pipo ? Tu t’es foutu de moi ? Huit bonnes années ? Tu m’as donc trompé ?

 

  • Pourquoi joues-tu à la victime ? Tu sais très bien que cet air n’attendrira personne. Tu n’es pas une femme humble, certes oui tu as tout mais tu n’avais jamais été humble, tu avais toujours ton mot à dire, Madame qui sort son argent pour ci et ça… Tu croyais que j’allais te supporter toute ma vie avec tes airs de femme aboutie ? Non, je ne peux supporter cela. Tu as voulu m’éloigner de tout le monde, principalement des miens. Tu ne voulais plus que je les vois, tu calculais tout, je ne pouvais même pas vivre un peu et respirer. Tu as été sur mon dos toutes ces années. Et pourquoi ? Parce que tu déboursais de l’argent pour m’aider ? J’étais ton mari, mais pas ton enfant.
  • Tu étais ?
  • Oui j’étais parce que j’ai déposé une demande de divorce avant de partir. Je ne veux plus de cette fausse union, elle n’avait rien de crédible et saine à mes yeux. Pour le reste ne t’inquiète même pas, notre mariage était sous le régime de séparation de biens alors si je te dois quelque chose beh je te dirai ou mon avocat le ferait. J’ai plus grand-chose à ajouter, ma famille m’attend.

Je le regardai partir, incapable de prononcer un seul mot. Je restai là paralysée une fois encore, honteuse et humiliée par l’homme que je pensais m’aimer.

Je finis par partir sous le regard inquisiteur de ma belle-mère à qui je demandai de l’aide après le départ de son fils et sa femme.

  • T’aider à quoi faire ? C’est mon fils qui choisit. Il a fait son choix. Retourne en Europe là-bas et trouve-toi un homme. Je ne peux rien faire pour toi. C’est le bonheur de mon fils avant tout.

Une fois à mon hôtel, je fis appela on avocat avec qui je restai en conversation durant des heures. Je lui parlai de la maison que mon mari était supposé construire en notre nom.

  • Envoyez-moi la liste de tout, je vais voir quoi faire.

Deux jours après, mon avocat m’informa que mon mari avait clairement stipulé n’avoir jamais construit de maison et que la maison appartenait à sa nouvelle femme et ses enfants.

«  Elle-même savait que j’étais au chômage alors où aurais-je trouvé tant d’argent pour construire une maison ? ». Choquée je voulus riposter mais nous n’étions plus en Europe et rien ne prouvait que c’était mon argent qui avait construit cette maison car ces sous je les lui donnais par séquences en allant moi-même autoriser ces retraits de mon compte. Rien ne prouvait alors que c’était cet argent qui avait construit cette maison.

  • Il avait bien monté son jeu. Il avait tout calculé et vous avez été plus qu’imprudente. Sans preuves, nous ne pouvons rien. Et étant donné que c’est lui-même qui fait une demande de divorce en premier pour mauvais traitement, abus et tout le reste, ça complique les choses.

Sincèrement je me voyais morte. Brice m’avait pris absolument tout mais vraiment tout. Il avait joué le jeu pendant des années. Il avait cette femme dans sa vie bien avant de me connaître et cherchant à sortir de la galère, il avait juste trouvé la personne parfaite pour l’en sortir, moi. Il m’avait brisé, j’étais abattue. Je retournai en Europe et la suite fut une guerre interminable entre lui, sa mère et moi. Je finis par mettre ma famille au courant de l’histoire.

  • Nous avions essayé de te prévenir mais tu ne nous avais pas écoutés. Il était trop parfait pour être célibataire. C’est un parfait minable. Toutes ces années à jouer le jeu, hummm qui oserait faire cela ?
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Devant la justice, Brice affirma ne pas être marié à une autre, il avait raison car aucun papier officiel ne stipulait ce statut.

-Je ne suis pas père non plus car elle n’avait jamais été capable de me donner un enfant. Elle s’en débarrassait à chaque fois, avançant comme argument qu’elle n’était pas encore prête à faire un enfant. Que pouvais-je attendre de cela ?

 

Brice avait sorti tout plein de fausses preuves, des situations au cours desquelles j’étais rentrée tard à la maison, normal j’étais au salon, et plein d’autres encore me discréditant. Sa mère menaçait de m’envouter si je continuais à retenir son fils.

Les nuits je faisais des cauchemars horribles et me réveillais en sursaut. J’avais tellement été persécutée que j’en ressentais les effets sur mon business, ma santé, j’avais l’impression de faire une vraie dépression, personne n’arrivait à me supporter et je me retrouvais une énième fois toute seule.

Je sombrai tellement que je me retrouvai à boire constamment pour ne plus réfléchir.

Je cherchais juste à comprendre comment je n’avais pas pu me rendre compte des doubles jeux de cet homme. J’avais perdu goût à tout mais absolument tout au point de vendre l’un de mes salons. Je voulais partir loin et m’y refugier. Cette humiliation était vraiment mienne.

J’abandonnai toute guerre contre eux. Je partis sans regarder derrière, sans en avertir ma famille, je disparu juste. Une fois à destination, je fis le bilan de ma vie, rien de beau, j’avais juste perdu la majorité des choses auxquelles je tenais.

Je m’occupais à sortir en boite, à aller danser avec des étrangers et j’en ramenais aussi dans mon lit sans même me poser de question. En vrai je pouvais mourir, puisque c’était ce que je voulais, mourir tellement j’étais brisée.

Je fis pratiquement deux mois dans ce pays, je finis par m’habituer à un jeune local qui s’occupait des touristes en vacances, Marcel il s’appelait. Marcel s’était fait ami à moi, il m’écoutait souvent délirer lorsque je me saoulais.

Il me ramenait à ma suite et chassait tout homme qui souhaitait monter dans ma chambre.

Il jouait de sa patience pour me moraliser, il me parlait de Dieu, d’une nouvelle vie…

Il me parlait de moi, me parlait de la femme qui sombrait en moi, il disait que je pouvais reprendre le dessus, que je n’avais pas à me laisser aller ainsi.

Il était le seul à me supporter et Dieu sait que j’étais horrible envers lui car je voyais en lui Brice et lorsque je me disais qu’il s’était formé sa propre famille, je voulais juste tout casser et me poignarder.

C’est ce qui arriva la nuit de notre neuvième anniversaire de mariage, j’avais perdu toute force, tout courage. On avait fait monter mon diner et je ne su comment mais je m’étais saisie du couteau de table et m’étais donnée deux coups dans le ventre. Mes mains couvertes de sang, mon cri avait alarmé le serveur qui était revenu en courant et m’avait trouvée baignant dans mon sang, il avait appelé une ambulance et aussi Marcel.

J’avais eu de la chance, tout simplement, je n’aurais pas été là pour vous raconter mon histoire mais Marcel avait été là tous les jours, sa bible en main, il me lisait des versets. Il me nourrissait et m’aidait même à prendre ma douche.

Voilà la chance que j’avais fini par avoir car cet homme Marcel était devenu si indispensable dans ma vie que je fis de lui mon pilier.

Au fil du temps et pendant ma convalescence, j’avais mis le temps à profit pour analyser Marcel, certes c’était un homme quelconque, il n’était pas beau à profusion comme Brice, il avait un petit travail et un petit salaire mais son cœur était si grand.

Il était humble, patient et compréhensif, il ne m’avait jamais jugé, jamais critiqué. Il m’aimait ainsi tel que j’étais et m’avait ramassé à la petite cuillère puis m’avais ramené à Dieu.

J’avais passé presque quatre mois là-bas et à la veille de mon départ je fis l’amour avec cet homme. Je pris le vol le lendemain et rentrai. Je n’étais plus la même personne.

Je priais avant de tout entamer, je confiais tout à Dieu, je reprenais la main sur mon second salon de coiffure, j’osais sortir enfin, bref je reprenais le dessus.

Personne ni même mes parents n’avaient su que j’avais fait une tentative de suicide. Tout ce qu’ils voyaient, c’est moi, revisitée, humble, calme, et parlant de Dieu et de ses plans dans nos vies.

J’avais même fini par pardonner à Brice ce qu’il m’avait fait et le divorce avait été prononcé. Je n’avais rien ressenti, plus de douleur plus de rage, juste de la tristesse et un grand soulagement.

Deux mois après mon retour, deux mois à parler avec Marcel tous les jours et plusieurs fois par jour, je me rendis compte que j’étais enceinte de lui. Cette unique nuit-là… Je m’empressai de l’en informer et il sauta de joie à l’idée de devenir papa.

Il décida de venir m’accompagner à l’hôpital la semaine d’après et une fois devant le gynécologue, je tremblais comme une feuille la peur au ventre.

Qu’on me dise encore que je ne pouvais pas porter ce bébé jusqu’au bout m’étais insupportable mais la veille, Marcel avait veillé et prié pour nous, pour notre bébé et ce jour-là le miracle s’était enfin produit dans ma vie car les médecins n’avaient trouvé aucune anomalie. La grossesse, la maman, tout allait pour le meilleur des mondes.

Malgré ces mots, chaque jour je me ménageais de peur de perdre mon bébé mais cette fois-ci fut la bonne car j’accouchai d’un magnifique gros garçon de presque quatre kilos par césarienne.

Ma vie avait repris. Marcel avait quitté son emploi pour un autre dans ma ville et s’était pris un appartement pour éviter de venir habiter chez moi, au final, ce fut moi qui déménageai chez lui avec notre fils. Ma maison fut mise en location.

Aujourd’hui, Marcel et moi vivons très heureux avec nos enfants. Je ne regrette pas du tout ce choix de Dieu pour moi ni tout ce par quoi j’ai dû passer avant de rencontrer ce bonheur. J’ai appris à grandir, à lâcher prise, à m’assumer et à rester humble.

Dieu avait un plan pour moi mais je n’étais pas encore prête lorsque j’avais rencontrée Brice.

Lorsque vient le moment, tout devient possible.

Il est Dieu.

Recueilli et publié par Amé Océane CODJIA

3 Commentaires

3 Comments

  1. Christiane Kintogandou

    9 septembre 2019 à 23 h 12 min

    Dieu avait un plan pour toi ma chérie.

  2. Marius

    10 septembre 2019 à 6 h 27 min

    Les voies de Dieu sont insondables

  3. Toure

    12 septembre 2019 à 16 h 36 min

    Histoire émouvante que allah met la baraka dans tes affaires une belle expérience dieu toujours le dernière mot car personne ne peut épouser la femme de quelqu’un chaque femme à un Marie Un Marie que Dieu a mise dans la vie
    Ton histoire m’a faire coulé des larme

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