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Togo/Coronavirus : les retombées dévastatrices du couvre feu

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La décision est tombée de la bouche même du Chef de l’Etat Togolais ce soir, couvre feu de 19h à 6h sur toute l’étendue du territoire national. SEM Faure Gnassingbé n’aura donc pas fait dans la dentelle et a préféré prendre les mesures drastiques pour empêcher la propagation du Coronavirus.

Même si des mesures sont prises pour accompagner les divers secteurs d’activité qui seront paralysés par ce couvre feu, le choc n’en demeurera pas moins terrible. Le Coronavirus aura frappé là où ça fait mal même si beaucoup ne le voient pas et préfèrent se concentrer sur les challenges sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, on devra s’attendre à vivre des jours difficiles tout comme nos voisins ivoiriens ou sénégalais le vivent déjà. Les activités nocturnes sont stoppées, ce qui placera un grand nombre de personnes au chômage technique.

 

Surtout, il ne faut pas penser qu’aux métiers conventionnels qui seront pris en compte dans les diverses stratégies d’accompagnement. Il faut voir plus loin, ceux que l’on reconnaît pas totalement. Déjà du côté culturel, le choc est terrible. Pas de concert certes mais surtout même pas de bars ou boîtes de nuit ouverts pour faire des prestations, et ce n’est que la partie visible des activités culturelles bloquées désormais. Artistes, promoteurs, beatmakers, DJ, communicateurs, bref aucune catégorie ne sera épargnée par cette absence de scène d’expression.

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À côté on a les restaurants, fast-foods, bars, stations services, … et leurs employés qui ont des familles à nourrir. On leur coupe l’herbe sous le pied littéralement. Il faut voir plus loin encore car plus d’activités nocturnes égal plus de revenus pour toutes ces dames revendeuses de bouillies, koliko ; tous ces jeunes vendeurs de viande grillée dans les bars.

Une importante activité de la nuit qui va également recevoir un énorme coup de fouet, les métiers qui tournent autour du sexe. Les motels et chambres de passage n’auront plus de clients. Les travailleuses du sexe seront sèchement mises au chômage. Traîner à Dékon, Saint Jo, Agoé la nuit n’est désormais plus possible. Toutes ces femmes qui nourrissent des familles se retrouvent aussi au chômage et elles ne seront pas accompagnées vu leur métier.

Les Taximan et Zedman perdront également une partie de leurs revenus. Les courses de nuit sont souvent plus rentables encore.

 

Bref on pourrait continuer encore durant des heures mais au final qu’est-ce-que cela changerait à la situation ? Nous espérons juste que le gouvernement pensera également aux oubliés du système. Ces corps de métiers auxquels on ne pense pas quand on se retrouve dans des situations comme celles-ci. La crise du Coronavirus frappe fort et le couvre feu qu’elle apporte est un véritable coup dur pour une population déjà bien engagée dans les mesures barrières et l’auto confinement. Mais c’est un mal bien nécessaire.

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