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Analyse

Voici comment le nom de Dieu est devenu une entreprise

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Dieu entreprise

L’Afrique est un continent à part. La pauvreté et le sous développement sont fortement ancrés dans la réalité de la majorité de ses pays. Une chose très surprenante est que l’un des business les plus rentables est celui du « nom de Dieu ». Vous ne comprenez pas « business du nom de Dieu? On vous explique tout.

 

Comment se présente ce business de la foi ?

De nombreux cultes ne cessent de naître dans les villes africaines. « Eglises du réveil, eglises évangélique, eglises de guérison, ministères, pasteurs et apôtres autoproclamés »; à chaque coin de rue se trouve une église. Commençant souvent dans des locaux de fortune : garages de maisons, maisons inachevées, construction en claies et tôles, elle construisent en un temps record des bâtiments flambant et ceux grâce au offrande des adeptes du culte, attirant encore plus de monde.

Ces cultes promettent rédemption, illumination, richesse et le paradis au ciel à leurs adeptes qui deviennent des esclaves prêt à tout pour satisfaire les demandes des faux pasteurs qui n’ont qu’un seul objectif : s’enrichir. Dans ce but, séance de prière nocturne, journée de délivrance, jeûne et prière et « miracles » préparés sont organisés. Séances au cours desquelles des sommes astronomiques sont données en quête. Vous ne savez pas où finit ce argent ? Et bien, on vous le dit, dans les poches du pasteur qui n’a de comptes à rendre à personne.

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Pas moins de 10 Africains dans le top 20 des pasteurs les plus riches du monde avec des revenus allant de 10 millions de dollars à plus d’un milliard de dollars. Pendant que les adeptes de leur culte attendent, dans la misère et donnent tout ce qu’ils ont à la quête, miracle financier ou guérison d’une maladie incurable, ces « hommes de Dieu » et  » berger de son troupeau » vivent une vie de luxe et se déplacent en jet privé.

Mais il n’y a pas que l’aspect financier. Les pasteurs sont accusés à nombreuses reprises d’adultère, de pédophilie, ces derniers vivant une vie de débauche à l’insu des fidèles, demandant aux plus belles filles de leur culte de venir leur rendre visite pour une séance de prière et de délivrance et profitant de leur influence pour commettre leur sale besogne.

 

Mais comment l’Afrique en est arrivée là ?

L’église catholique fut la première introduite sur le continent et a malheureusement été utilisé pour faire des Africains des esclaves et par la suite utilisée lors de la colonisation pour piller les ressources minières et énergétique africaines par les européens. C’est donc sur ce modèle que des anciens chômeurs dotés de quelques connaissances sur la Bible et d’une capacité à communiquer et convaincre se sont basés pour lancer leur entreprise à *BUT LUCRATIF*. La misère et l’instabilité des pays ont fait le reste du travail. L’Afrique a donc perdu en majorité toute identité religieuse et est en proie à ces escrocs qui se servent du nom de Dieu comme un business.

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Que faire pour que les choses changent ?

Ce serait une chimère de penser qu’on pourra éradiquer complètement le phénomène mais il y a bien de choses à faire pour ralentir et contrôler le phénomène. Le Rwanda conscient du phénomène à fermer pas moins de 700 églises en 2018 car elles ont été jugées douteuses. Le blogueur Robert Nengwe a quant-à lui proposer pour venir à bout de ce phénomène que chaque État prennent les dispositions suivantes :

 

1-Exiger une formation universitaire pour les ministres de Culte.

2- Voter des lois durcissant la création de cultes.

3-Déclarer les revenus des églises.

4-Faire payer les impôts en fonction des revenus.

5-Exiger le paiement des impôts fonciers pour les édifices de culte n’appartenant pas à l’État.

6-Enseigner la spiritualité et les traditions noires à l’école dès le bas âge.

7-Apprendre le questionnement aux enfants dès le primaire.

 

Ces mesures peuvent paraître drastiques mais peuvent être utiles pour ramener l’Afrique sur le droit chemin loin de ce business de la foi. Le meilleur moyen serait que les gouvernements africains mettent tout en œuvre pour qu’une minorité ne s’accapare de la majorité des biens ; que la misère soit moins répandue dans les pays et que les gens aient en tête que la seule échappatoire reste le travail bien fait et non ces églises mensongères.

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Comme l’a dit le rappeur togolais Fofo Skarfo : «Si tu crois en Dieu mais tu ne crois pas en toi, tu ne crois en rien».

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